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Les vérités de Algabid
Le Rassemblement pour la démocra-tie et le progrès (RDP Jama'a) a orga-nisé son 4e Congrès ordinaire, le samedi 7 avril dernier, au Palais des Sports à Niamey. Placé sous le thème de "la redynamisation du parti " en vue des joutes électorales futures, ce con-grès, qui coïncide cette année avec la commémoration du 13e anniversaire de l'assassinat du Président Baré Maïnassara Ibrahim le 9 avril 1999, a servi de tribune au président du RDP, Dr. Hamid Algabit, pour féliciter les militants du parti qui ont fait preuve de fidélité malgré les difficultés multiformes et dresser un violent réquisi-toire contre ceux d'entre eux qui ont abandonné la barque pour fuir justement ces difficultés. Le président Algabit, qui a demandé aux militants de prier pour le repos de l'âme de l'illustre disparu, a rappelé les péripéties endurées jusqu'ici par le RDP pour obtenir une enquête indépendante sur l'assassinat en vue de châtier les auteurs et commanditaires, a réaffirmé l'appartenance du parti au camp de la majorité et les raisons qui ont motivé le soutien accordé au candidat Issoufou Mahamadou à l'occasion du deuxième tour des élections présidentielles. Sans le nommer ouvertement, les observateurs ont compris certainement qu'il s'adresse là au député du parti Mohamed Ben Omar, qui avait dit regretter ce soutien. Enfin Algabid a in-terpellé l''allié quant à son devoir de respect et d'égale considération de tous les partenaires de la mouvance.
Crash d'hélico dans le désert
Quatre Chinois travaillant pour le compte de la société CNPC (la compagnie chinoise, qui exploite le gisement pétrolier du bloc d'Agadem et deux Français ont trouvé la mort dans un crash d'hélicoptère survenu le vendredi 6 avril dernier dans la région d'Agadez, selon un communiqué rendu public en début de semaine par le gouvernement. Exploité par la compagnie aérienne Trans Hélicoptère Services (THS-Niger) basée à Niamey, l'hélicoptère qui était piloté par les deux Français avait quitté Agadem vers 11H pour Facai où il devait atterrir aux environs de 12H 30mn, d'après le communiqué. Malheureusement, il n'est jamais arrivé à destination. L'alerte fut alors donnée et les recherches engagées. Ce n'est finalement que le dimanche 8 avril, soit deux jours plus tard, que l'épave de l'avion a été retrouvée par les services com-pétents à 10km de là où il était attendu. Les corps des victimes ont été ache-minés à Niamey le mardi 10 avril, et une Commission d'enquête technique composée d'experts nigériens, chinois et français est actuellement à pied d'œuvre pour déterminer les causes du drame, selon le communiqué à travers lequel le gouvernement a tenu à pré-senter ses condoléances émues aux familles des victimes ainsi qu'aux auto-rités chinoises et françaises.
Obstruction des rues attenantes au Petit Marché
L'interdiction d'accès au périmètre du Petit Marché décidée par les autorités suite à l'incendie qui l'a entièrement dévasté le jeudi 5 avril dernier est mal accueillie par les commerçants qui ont vite envi de reprendre leurs activités. A défaut de pouvoir y accéder (des éléments de la polices sont présents sur les lieux de jour comme de nuit), ceux-ci se sont alors installés dans les différentes ruelles attenantes à l'espace du marché. Evidement, cette colonisation inattendue des ruelles n'est pas sans causer d'énormes désagré-ments pour les usagers qui doivent jouer aux coudes pour se frayer un passage. Quand on sait que la réou-verture du marché n'est probablement pas pour demain, les rues en question risquent d'être transformées pour de bon en marchés. Les autorités communales vont-elles d'abord laisser la situation pourrir avant d'agir ?
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