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Un atterrissage douillet
L'ancien ministre des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou, a trouvé un nouveau terrain d'atterrissage plu tôt confortable. Il a été nommé en fin de semaine dernière à la tête de BIA-Niger re-nationalisée il n'y a pas longtemps, une promotion qui n'est pas sans susciter des grincements de dents à cause l'implication de Ouhoumoudou dans l'affaire du marché public passé en violation des dispositions de Constitution à l'entrepreneur Oumarou Maïnassara, à l'époque des faits dé puté national. C'est d'ailleurs ce pro blème qui a contraint le président de la République à le congédier de l'équipe gouvernementale. Mais comme on sait cette sanction n'a pas satisfait l'op position, qui s'attend à ce que des poursuites soient engagées contre lui et son homologue de l'équipement Kalla Ankouraou également remercié pour la même affaire.
La bourde d'Anako
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) décidé de dépêché une force armée au Mali pour sécuriser officiellement bon déroulement de la transition, mais comment ce déploiement de troupes peut-il garantir l'organisation de bon nes élections dans ce pays divisé en deux depuis le mois de mars dernier, si des actions ne sont pas préalable ment entreprises dans le sens de réunification ? Or les mouvements re belles et les islamistes qui contrôlent aujourd'hui le nord Mali sont énergi quement hostiles à cette option même dans le cadre d'éventuelles négocia tions, ce qui signifie que seul le lan gage des armes peut les ramener à raison. Face à éventualité, Mohamed Anako a cru devoir mettre en garde CEDEAO contre toute tentative de dé ploiement de troupes pour combattre les forces sécessionnistes. Il a laissé entendre sous forme d'avertissement que si la CEDEAO tente d'intervenir mi litairement au Mali, "il y aura des jeu nes touaregs du Niger, d'Algérie et Libye qui iront combattre aux côtés de leurs frères du Mouvement national libération de l'Azawad (MNLA) et ça généralisera". Doit-on alors abandon ner le Mali dans cette triste situation de crainte que des jeunes touaregs des pays frontaliers n'aillent prêter main forte aux mouvements qui contrôlent sa partie nord où intervenir pour res taurer l'intégrité du pays ? Venant d'un homme qui a eu à gérer le processus de paix au Niger, ces propos d'Anako sont plutôt inquiétants. On n'attendait pas de sa part ce genre de bourde.
Les taximen en grève
Depuis hier mercredi 2 mai, la circula tion routière était moins engorgée Niamey et de nombreux usagers ont dû certainement faire ce constat pour s'en réjouir. A l'origine de cette fluidité des artères, beaucoup de taxis n'ont pas circulé, les chauffeurs observant un arrêt de travail de deux jours dé cidé par les syndicats des propriétai res des taxis pour exiger du gouver nement la révision à la baisse du prix des hydrocarbures à la pompe, celle de la vignette, du numéro de portière, etc. La grève, qui doit se poursuivre ce jeudi, a immanquablement contraint beaucoup d'habitants de la capitale la marche. La revendication relative coût du carburant est noble et mérite d'être soutenue. C'est une préoccupa tion partagée par tous les consomma teurs et on se rappelle d'ailleurs du tollé que l'annonce officiellement des prix à la pompe en vigueur actuellement suscité en janvier dans les rangs des consommateurs et des organisations de la société civile.
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