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LUTTE CONTRE L'INSÉCURITÉ Les pistes des ex-rebelles…
Plus de 4 000 ex combattants sont actuellement dans la nature, a dit en substance le capitaine Adjidar, un ex chef militaire de la rébellion armée qui a sévi entre 2007 et 2009, dans le nord Niger, au cours d'une confé-rence publique sur les défis sécuritaires dans la bande sahélo-saharienne tenue la semaine der-nière. Cette affirmation a été relayée par un autre membre de la même rébellion présent à la conférence publique organisée par la commission de collecte des armes illicites. Ces ex combattants sont des jeunes qui ont servi dans le mouvement rebelle. Ils seraient actuellement dans la nature faute d'occupation.
A cette occasion, on a également appris que nombre de ces jeunes sont partis monnayer leurs services comme mercenaires au nord Mali. Le font-ils sous les couleurs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), de Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ou encore des islamistes de Ansar-ed-dine ? Le mystère est entier à ce niveau.
Ceux qui sont restés sur place exerceraient de fortes pressions sur leurs anciens chefs pour amener le gouvernement à accéder à leurs do-léances.
Alertée sur cette situation poten-tiellement explosive, la Haute Auto-rité à la consolidation de la paix avait organisé une caravane de paix dans l'Azawak avant de tenir le forum sur la paix et le développement à Tchintabaraden en avril dernier.
Même si la rébellion qui s'est éteinte suite à la médiation-injonction de feu colonel Kadhafi n'a pas signé d'accord avec le gouvernement nigérien de l'époque, ses membres s'attendent à avoir une place au soleil. En effet, beaucoup de jeunes des régions du nord attendent leur recrutement dans les sociétés miniè-res. C'est aussi une des recommandations majeures du forum de Tchnitabaraden. Selon nos sources, le gouvernement examine actuellement les moyens de satisfaire cette revendication. Mais la partie s'annonce difficile.
Les ex chefs rebelles présents à cette conférence publique exhortent le gouvernement à promouvoir le dé-veloppement socio-économique, la bonne gouvernance et l'emploi des jeunes mais aussi à créer un cadre de concertation avec eux. Mais tous s'accordent pour reconnaitre que les exigences des rébellions passées ont surtout porté sur la création des conditions socio-économiques qui favorisent le mieux-être des populations de toutes les régions du pays. Ce qui n'est pas le cas de ce qui se passe actuellement au Mali avec les revendications indépendan-tistes du MNLA. Notre confrère Moussa Aksar, modérateur de cette conférence publique, a donné, chiffres à l'appui, les dépenses militaires des Etats de la sous région : le Niger tient la queue du peloton. Sa recommandation est de demander au gouvernement de rehausser le budget proportionnellement aux défis sécuritaires de notre pays et de la bande sahélo-saharienne.
Même s'il considère que le nombre des ex combattants dans la nature est un " épouvantail " que leurs chefs agitent en permanence, il a recommandé une campagne de sensibilisation sur la paix et la sécurité à travers les médias.
Sanda Oumarou
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