| vendredi 10 juillet 2009 |
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AFRIQUE DE L’OUEST-UNION EUROPÉENNE La signature des APE en octobre prochain ?
Prévue le 30 juin dernier, la signature des accords de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et l’Afrique de l’ouest est reportée sine die. On pense à présent au 31 octobre prochain pour conclure des négociations de plus en plus difficiles en raison des enjeux et in-térêts en présence. Déjà , se rappelle ton, la signature a avorté en décembre 2007, alors qu’on pensait que tout était bouclé. Le 30 juin 2009 était la deuxième échéance fixée mais non tenue. Réunis le 17 juin, à Bruxelles, et comprennant que le délai du 30 juin ne peut être tenu, les négociateurs en chef ont pris la déci-sion conjointe de reporter la signature de l’APE au 31 octobre 2009.
Cette date serait ainsi la troisième échéance retenue par les deux parties. Elles escomptent alors de parvenir à la conclusion d’un accord commercial régio-nal portant sur les marchandises et la coo-pération au développement. Mais les points de divergence sont loin d’être aplanis. L’Afrique de l’ouest tient à ce que ses économies ne soient pas davantage extraverties et domestiquées, ce qui, inévi-tablement, va poser de nouveaux défis de développement aux pays.
Les points de divergence portent notamment sur l’offre d’accès au marché, le contenu du texte d’accord et les mesures d’accompagnement. Plusieurs réunions techniques et politiques entre les deux parties n’ont pas permis d’aplanir ces divergences entre les deux parties en négo-ciation.
De façon plus concrète, les divergences sont liées notamment au degré d’ouverture du marché, à la durée de la période de transition, à la prise en compte ou non des prélèvements communautaires dans le démantèlement tarifaire, à la prise en compte ou non de la clause de la Nation la plus favorisée dans le texte de l’accord et au financement des mesures d’accompagnement.
« ... Pendant que l’Afrique de l’Ouest estime compatible aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et conforme à son besoin de développement, une libéralisation limitée à 60% des lignes tarifaires avec une période de mise en oeuvre de 25 ans, l’Europe réclame une libéralisation d’au moins 80% des lignes tarifaires sur une période de 15 ans au maximum », ont déploré des leaders de la société civile en conclave à Coto-nou, le 11 juin dernier, justifiant l’ampleur des divergences entre l’Afrique de l’ouest et l’UE. Une nouvelle feuille de route est nécessaire pour poursuivre les négocia-tions au delà du 30 juin, ont estimé des experts et ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
O. Keïta
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