| vendredi 15 mai 2009 |
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ANNONCE DU RÉFÉRENDUM Le planning du Tazartché
Au fur et à mesure que l'on avance, les choses se précisent mieux. Les promoteurs du Tazartché ont concocté leur planning pour une meilleure mise en œuvre de leur projet. Selon nos sources, deux étapes majeures sont prévues pour être franchies d'ici la fin juillet.
Premier acte, un référendum sera organisé en vue de l'adoption de la nouvelle Constitution. Selon les milieux tazarchistes, ce référendum interviendra en juin 2009. La date serait précisée ultérieurement. Fait nouveau, comme dans les cités antiques ou nos villages africains d'antan, où chacun connaît chacun, pour reprendre une expression populaire, ce référendum se fera avec ou sans cartes d'électeurs. Les promoteurs du Tazartché ont certainement horreur de perdre du temps. Ils voudraient aller vite pour éviter quelque contingence que ce soit. C'est dire que personne n'aura à s'offusquer si jamais le référendum se tient, on lui demande de se prononcer même sans carte d'électeur. C'est inédit, mais c'est aussi cela la marque déposée des partisans du Tazartché. Que se passera t-il ? C'est que ceux qui veulent se prononcer sur le texte, n'auront qu'à se présenter dans n'importe quel bureau… de vote ou ce qui en tient lieu. Il y aura certainement une liste, si leurs noms y figurent, ils pourront alors voter.
Deuxième acte, la promulgation de la nouvelle Constitution Tandjiste interviendrait le 15 juillet prochain, laissent entendre les mêmes milieux. A cette date, on ne parlera plus de la Constitution du 9 août 1999.
La mise en œuvre de ce planning ou précisément sa réussite passerait par le limogeage du Premier ministre Seini Oumarou. Selon les informations qui filtrent des milieux tazartchistes, le Premier ministre sera incessamment remplacé par une personnalité plus acquise à la nouvelle entreprise. Seini Oumarou est accusé de refuser de jouer le jeu à fond pour le triomphe du Tazartché. Dans ses déclarations publiques depuis l'officialisation du projet de prolongation du mandat puis de l'adoption prochaine de la nouvelle Constitution, on ne l'a pas entendu abonder dans le sens de pérenniser le règne du président Tandja. On le soupçonne même de saboter le processus d'autant que lui-même pense que son heure est venue de prétendre aux charges suprêmes de l'Etat.
Les intellectuels spécialistes de Tazartché, qui ont mis leur " science " au service d'un individu sorti du néant nommé Dan Dubaï pensent que c'est cela la voie à suivre. Ils pourront demander à renvoyer Seini à la gestion du parti qu'il dirige depuis le 21 février, le MNSD Nassara, qui ne se prononce toujours pas en faveur ou contre le projet. Qui remplacera alors le Premier ministre Seini Oumarou, une fois éjecté selon l'exigence des promoteurs du Tazartché ? Quelle sera la position de son parti ? En attendant, la direction du parti peut se féliciter de l'arrêt rendu pas la Cour Constitutionnelle le 13 mai confirmant la perte de mandat des cinq députés. Il s'agit de Soumanan Sanda, soumana Belko, Tahirou Mayaki, Hadizatou Moussa Gros et Issaka Hassane Djégoulé récemment exclus du partis. Oumarou Keïta
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